Expérience culinaire chez Decoret à Vichy

Il fait nuit noire. Au coeur de la ville de Vichy, près du parc, aucune difficulté pour trouver l’entrée de ce palais de verre qui abrite l’une des meilleures adresses de la région. La Maison Decoret à Vichy a conservé son étoile Michelin, et je ne peux qu’aller dans le sens du Guide rouge. J’ai vécu une expérience culinaire dont je me souviendrai longtemps…

Découverte de la cuisine de Jacques Decoret

Nous sommes d’abord accueilli par la maîtresse de maison. Pour une maison étoilée, je trouve cela assez important pour être noté. A l’intérieur, tout est fait de transparence, on ne cache rien. Le coin réservé à l’apéritif est plutôt cosy. Impatiente de goûter la patte de la Maison, je choisis de suivre les conseils du garçon venu nous servir, et table sur le cocktail maison, à base de champagne, certes, mais qui a la particularité de restituer le goût d’une tarte bourdaloue (aux poires, donc)  après avoir remué tous les étages ensemble. Vous avez déjà bu une tarte bourdaloue ? Moi non plus ! C’était bien la première fois et j’ai été totalement séduite par cette audace. Car oui, chez Jacques Decoret, les ingrédients dansent ensemble, et la mise en scène fait partie du spectacle culinaire. C’est une cuisine vivante, et j’en ai déjà l’eau à la bouche.

Decoret à Vichy

La première partition décline le concombre de façon étonnante

Une fois installés dans une alcôve qui surplombe la salle mais qui nous assure une intimité agréable, les mises en bouche ne tardent pas. La première partition décline le concombre de façon étonnante, et ne dénature surtout pas la qualité première de ce légume : le côté rafraîchissant. Avec une petite pointe de betterave qui se dilue lentement lorsqu’on remue. Nous sommes en plein mois de janvier, mais je me vois bien en terrasse sous un soleil couchant de juin, à déguster cet amuse-bouche. La deuxième mise en bouche mettait à l’honneur les cocos de Paimpol, un délice !

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Decoret à Vichy

Sans tarder, l’entrée fait son apparition sur la table. Je ne l’ai pas choisie par hasard car on m’a déjà soufflé à l’oreille que la spécialité du chef se cachait dans ces plaisirs iodés… « Servi avec un consommé d’oignon rouge, le mariage de différents coquillages de Bretagne et Normandie à peine ouverts », me séduisent déjà à l’oeil. Le bouillon est versé directement devant nous, dans l’assiette. A la dégustation, les saveurs vinaigrées se marient justement très bien avec les coquillages. Une belle réussite.

« Servi avec un consommé d’oignon rouge, le mariage de différents coquillages de Bretagne et Normandie à peine ouverts »

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Deux plats vont suivre. Le premier, un poisson présente une truite qui a grandi non loin de là, dans la région, au Moulin Piat. Juste étuvée, accompagnée de duxelles crémées. Un sabayon de champignons versé par le serveur vient décupler la « gourmandise » du plat. Je vous met au défi de ne pas saucer ce plat… La terre se mêle à la mer avec brio, le poisson côtoie les champignons dans une harmonie absolue.

Un sabayon de champignons versé par le serveur vient décupler la « gourmandise » du plat

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Le deuxième plat rentre en scène, avec une viande que je n’ai absolument pas l’habitude de manger : « Le filet, les côtes d’un jeune lapin caramélisés dans leur jus, graines de boulgour et artichaut Macau ». Le lapin y est travaillé de manière divine, et fine. La viande est caramélisée comme j’aime et le plat en fin de compte plutôt léger, dans le bon sens du terme. Ce qui n’est pas un luxe au cours d’un repas aussi copieux !

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La grande amatrice de fromages que je suis ne pouvait pas faire l’impasse sur le chariot qui présente des trésors lactés issus de notre bon terroir auvergnat. Le salers était fameux, mais j’y ai surtout découvert un bleu atypique, la Fourme de Valcivières, un bleu vieilli à la pâte bien jaune. Un vrai délice.

Une vraie sélection de fromages d’Auvergne

Le dessert, tout en légèreté viendra ponctuer notre repas découverte de la maison Decoret : « Sous la forme d’un tacos, la saveur du lait travaillé, en mousse, en craquant, et en glacé, mangue fraîche avion ». Généralement, à la fin d’un tel repas en plusieurs temps, le dessert me pèse. Ce n’était pas le cas ici à Vichy ! Un clin d’oeil à la ville thermale qui voit passer chaque année des milliers de curistes en quête de rééquilibrage alimentaire.

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Pour clôturer l’aventure, des petits fours nous ont été offerts avec le café, qui s’est révélé être plutôt une tisane pour moi (#teamtisane, #teammémé :D) de l’Herboristerie du Palais Royal. J’ai choisi la tisane du Pacha, avec de la cannelle et du gingembre dedans, une vraie petite tuerie, un pur plaisir ! Je pense d’ailleurs faire prochainement une commande sur leur site internet, car vraiment, je garde un souvenir ému de cette tisane servie dans une petite bouteille en verre. J’ai trouvé l’idée super sympa ! Pour accompagner ma boisson chaude : des petites madeleines, une délicate pâte de coing et des pastilles Vichy évidemment ! Un bonbon que le chef décline parfois dans ses desserts, que j’espère avoir un jour l’occasion de goûter !

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Pour résumer, je dirais que le restaurant de Jacques Decoret propose une cuisine équilibrée, mise en scène avec simplicité et beaucoup de raffinement. Une étape incontournable pour tout séjour à Vichy si vous voulez apporter une touche gastronomique à votre passage dans la cité thermale 🙂 J’ai hâte de revenir au printemps pour découvrir la nouvelle carte ! (et je me retiens de réserver pour la saint-valentin… Mais chuuuut c’est une surprise !)

Une bonne adresse à découvrir à Vichy…

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