Mes 5 meilleurs souvenirs culinaires

Ces expérience culinaires dont on se souviendra toute notre vie…

Un peu comme une madeleine de Proust, des plats, des desserts, des friandises et des gourmandises viennent s’agripper à nos souvenirs, nos émotions, notre histoire, car plus jamais, on ne pourra vivre sans cette saveur, cette odeur ou cette douceur. C’est la grande magie de la cuisine, provocatrice d’émotion, ou provocatrice tout court, qui joue avec nos curseurs. Trop acide, très sucré, pas assez salé, ou juste parfait. Dans le mille ! C’est ce qu’il se passe quand on goûte un plat que l’on oublie jamais. Je me suis amusée à coucher sur le papier, ou plutôt sur le marbre de mon blog, 5 de mes meilleurs souvenirs culinaires, de ceux que j’aimerais revivre tout de suite, là, maintenant !

1 – Le homard breton dégusté avec vue sur l’océan

C’est un de mes meilleurs souvenirs à double titre. J’avais à peine 17 ans, je venais de décrocher mon bac, et nous étions à Soulac-sur-Mer, en Gironde. Pour arroser mon diplôme, mon père m’a dit : “prends ce que tu veux !”. J’ai choisi un homard entier rien que pour moi. Un homard bleu de Bretagne que j’ai dégusté de A à Z, avec une simple petite mayonnaise maison. Je ne me rappelle plus du nom du restaurant. Je me rappelle juste de la fraîcheur du produit, de cet océan en colère qui battait la mesure à quelques mètres de la salle, nous enrobant de son air iodé si vivifiant. C’était la première fois que je mangeais du homard. Un luxe, un privilège que la jeune bachelière que j’étais a su garder dans sa mémoire comme le point de départ d’une longue histoire d’amour pour les crustacés et les fruits de mer.

culinaire

 

2- Des crevettes à l’ail dans un restaurant portugais de Paris

Lorsque je vivais à Paris, c’est dans ce restaurant portugais que j’avais l’habitude de retrouver mon père qui montait à la capitale pour travailler quelques jours par semaine. Un tout petit resto qui ne paie pas de mine et qui abritait pourtant une cuisine vraie, hyper goûteuse, un des plats généreux du terroir portugais que je ne connaissais absolument pas. Ces crevettes à l’ail et à la coriandre, j’en ai un souvenir épidermique. L’équilibre était parfaitement maîtrisé, et je n’ai JAMAIS réussi à refaire le plat à la maison. A mon grand désespoir… Ce plat-là symbolise ces repas de midi partagé avec mon papa entre deux rendez-vous, ou entre deux cours pour moi. De la simplicité dans la perfection, ou le contraire, comme vous voulez.

 

3 – Un bouillon de ramen au Yen, toujours à Paris

Encore une fois, c’est en famille que j’ai découvert cette adresse. C’est même le premier japonais dans lequel j’ai mangé ! C’était il y a quelques années maintenant, bien avant que les milliers de restaurants à sushis ne s’ouvrent partout, absolument PARTOUT. Non. Avant, le japonais, c’était un restaurant Atypique. On en trouvait à Paris seulement. Et pourtant je ne suis pas un dinosaure ! C’était il y a un peu plus de 10 ans tout de même… (allez, petit #teamdinosaure…)

Du coup, on plongeait vraiment dans l’atmosphère japonaise, dans un style épuré, fait de bois clair et de blanc, d’harmonie et de calme. J’y ai goûté mes premiers sushis, de l’anguille, et donc ce bol de soupe avec des nouilles ramen dedans… Une expérience totalement inédite qui a scellé mon amour pour l’art culinaire de ce pays. Une véritable expérience qui s’est transformée en souvenir impérissable (surtout la tête de mon père qui voyait arriver les sushis…). Car je ne vous l’ai jamais dit, mais je suis une passionnée du Japon… Je voulais même devenir mangaka quand j’étais ado (dessinatrice de manga) ! Voyager là-bas reste toujours un rêve que je caresse doucement…

4- Le veau aux olives de Porto-Vecchio

Mes racines parlent toute seule. Et oui, je suis Corse, que voulez-vous ! Un héritage précieux que je tiens de ma maman. Aussi, lorsque je me rends sur l’île de Beauté, il y a une réaction physique qui se passe. Je suis chez moi. Les odeurs, les paysages, les gens, la nature, les plats et les plages… Tout me parle. J’ai toujours un petit sac rempli d’herbes du maquis qui restent au fond de mon sac, pour me porter chance…

Alors, je me souviens de ce veau aux olives, commandé en terrasse à Porto Vecchio. La cuisson, la sauce, et la polenta qui accompagnait tout ça… Un pur délice qui a nourri mon ADN et comblé ma gourmandise…

5- Le Tigre qui pleure au Thiou près des Invalides à Paris

Parfois, on a la chance de rentrer dans des établissements fréquentés par une certaine tranche de la population, qui ne sont pas forcément connus. C’était le cas ici, en 2005. C’était une adresse qu’on se glissait au coin de l’oreille, pour venir déguster des plats d’inspiration thaï… et surtout pour son Tigre qui pleure. Une très grande surprise ! C’est une viande de boeuf marinée et grillée. Les saveurs asiatiques, que j’adore, m’ont mis une claque ce jour-là. Le premier jour où j’ai aimé manger de la viande boeuf… Et oui, j’avais 23 ans quand j’ai commencé à apprécier pour la première fois le boeuf !

Je sais qu’il y a un changement de propriétaire et de chef, donc a priori ce n’est plus pareil. Mais ce plat m’aura marquée à jamais.

Et vous, quels sont vos meilleurs souvenirs culinaires ?

 

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