Ce que j’aimerais dire à mon moi de 24 ans

J’ai vu passer cette idée sur le site de madmoizelle, et j’ai trouvé ça génial de faire un petit flashback. Parce que cela permet de faire un point, de regarder dans le rétro, panser quelques plaies cicatrisées (ou pas). Parce que cela permet de faire la paix, de mettre en perspective, de relativiser. Et de voir à quel point on peut se bloquer sur des situations, sans se rendre compte que la solution se présente forcément naturellement. A condition d’avancer, de ne jamais cesser d’évoluer. D’avoir de l’ambition. Oui, de l’ambition. Ce “gros mot” qui est pourtant si salvateur. En tout cas pour moi il l’a été.

Quand j’avais 24 ans – il y a dix ans #teamdinosaure -, je venais de finir mon école de journalisme et j’étais en stage chez Paris Première. Et je venais de passer l’une des plus belles années de ma vie. J’avais rencontré des amis précieux qui le sont toujours aujourd’hui. Je les aime profondément. Ils m’ont apporté énormément, chacun à leur manière. Ils m’ont aimé pour ce que je suis vraiment. Et je les aime pour ce qu’ils sont. Des histoires comme ça, des liens d’amitié aussi forts, c’est tellement rare que je suis ultra reconnaissante d’avoir pu connaître ça. Vraiment.

A 24 ans, j’étais donc bien entourée. Des potes extras, une vie parisienne que j’aimais vivre intensément, une vie sociale et personnelle ultra riche qui me manque parfois aujourd’hui, rangée dans la case maman provinciale. J’adorais sortir, rencontrer des gens, tester de nouveaux endroits, rentrer à pas d’heure, marcher des heures dans la capitale. J’étais heureuse. Et vous savez quoi ? Je ne m’en rendais même pas compte ! Pourquoi ? Les tourments, le doute, les échecs amoureux… J’étais entourée, mais j’étais paumée !

Alors oui, à mon moi de 24 ans j’aimerais pouvoir dire ça :

– Que tu vas trouver ta voie, tu vas t’épanouir dans ton boulot, tu vas prendre (un peu) confiance en toi. Que tout ce que tu as fait jusqu’à présent, même si tu ne t’en rends pas compte, a un sens. Que chaque expérience est bonne à prendre et que tu vas en tirer les bénéfices tôt ou tard.

– Qu’écrire sera ta vie. Ton boulot. Ton passe-temps. Ta passion. Mais ça, tu le sais déjà un peu je crois…

– Que tes potes, tu les garderas. Tu les aimeras toujours. Mais les histoires de coeur, elles, elles passeront. Je te l’accorde, ce ne sera pas facile… Ben non, ça se saurait si c’était “easy” d’oublier quelqu’un. Surtout quand tu es persuadée que c’est le bon. Que ce sera le père de tes enfants. Que c’est juste pas le moment, mais patience, ça viendra… Non. En fait, tu mérites quelqu’un de disponible tout de suite. Qui t’aimera lui aussi pour ce que tu es. Qui t’accepteras comme tes potes le font tous les jours. Que tu ne devrais pas attendre, que tu devrais dire tout ce que t’as à dire. Que tant pis pour lui..

– Que toi la nana qui n’aime pas les enfants (des autres), tu vas avoir un fils, le plus merveilleux des petits garçons. Qu’il te fera rire. Qu’il te fera pleurer aussi. Mais que tu l’aimeras plus que tout, et que tu en seras si fière que tu prendras toi aussi un million de photos de ton fils qui envahiront ton téléphone.

– Que toi la fille qui doute tout le temps, qui a peur de ne pas y arriver, tu arriveras à faire le métier que tu as choisi. Que tu vas décrocher un CDI. Que tu vas finalement lâcher. Et tu sais quoi ? Tu arriveras à surmonter ça pour te spécialiser dans une branche de ouf : la gastronomie et l’art de vivre. Qui l’eut cru hein ?

– Que toi la nénétte qui a pris quelques kilos (allez, 10, cadeau !) après tes désillusions avec l’un puis avec l’autre, tu vas réussir à les perdre ces satanés kilos, alors, pas de panique… Ce ne sont que des chiffres. Et de toute façon, tu vas prendre cher pendant ta grossesse. Pour finalement perdre encore plus après. Alors, RELAX…

– Que tous ces cons qui jugent et qui te dérangent, t’en auras plus rien à foutre.

– Que les années que tu t’apprêtes à vivre vont être pleines de rebondissements. De rencontres. D’imprévus. De remises en question, toujours. Mais que tu trouveras toujours une issue. Qu’aucune situation n’est figée. Et que 10 ans plus tard, tu te poseras encore des questions sur cette période charnière post-études. Mais que finalement, tu t’en es bien sortie… Alors, pas de panique. Tout se passera bien ! Et dans dix ans, on reviendra poser quelques lignes ici ou là, sur ce que la maman d’aujourd’hui, journaliste freelance rêveuse et curieuse en mal de voyages aura envie d’entendre.

Et vous, qu’aimeriez pouvoir dire à votre vous de 10 ans de moins ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

2 Commentaires

  1. je fais un pti bilan à quasi tous mes anniversaires…. et repasse en mémoire où j’étais et comment j’étais sur les 10 années précédentes

    et un peu comme toi aujourd’hui (tjs avec les kg en plus mais sans l’enfant) 😀 le bilan est qd même plutôt chouette, vieillir c’est bien, y a vraiment pas de quoi trop s’inquiéter

    enfin à nos âges 😀

    1. Oui, faire un bilan régulier permet de voir d’où l’on vient… Et ça, c’est essentiel !

      bonne journée 🙂

Un petit mot ? C'est par ici !