Une matinée de maman freelance

Ces matins doux qui baillent, qui roulent comme une pelote de laine sur le parquet. Travailler en freelance, et être maman, c’est s’adapter, chercher à s’améliorer, et évoluer à son rythme, qu’importe les exemples bien dessinés de la maman parfaite ou ce constant jugement des gens, surtout quand ils n’ont pas d’enfant. Avancer. Tous les jours. Tous les matins. Et tous les soirs. Depuis que j’ai pris l’habitude de me coucher plus tôt, cliquer sur le mode avion de mon iPhone dès 22 heures, d’ouvrir non pas un mais deux livres (un sur la psychologie positive ou la politique – mes deux obsessions du moment -, et un autre signé d’une grande plume de la littérature pour booster mon inspiration – Simone de Beauvoir actuellement), mes matins de freelance s’étirent plus doucement et sont devenus, surtout, plus productifs. J’ai adopté la notion d’éveil. Un réveil soigné et bourré d’ondes positives.

Démarrage en douceur

6h45 : Le Miracle Morning vous connaissez ? J’essaie de l’appliquer à ma sauce. Du coup, pour avoir le temps, je me force à mettre mon réveil plus tôt pour avoir le temps de tout faire. Mais…

7h30 : J’ouvre les yeux à nouveau. 3/4 d’heure de sommeil plus tard, je dois vraiment me lever ce coup-ci. Je ne me flagelle pas d’avoir trainé encore un peu. J’en avais besoin. Point.

7h35 : Je prépare mon thé, mon jus d’orange pressé, et mes tartines de miel. J’ai entre-temps pris une grosse dose d’amour près de mon fils.

7h40 : Pendant que mon thé infuse, je déroule mon tapis de yoga et je fais quelques salutations au soleil. Radical pour réveiller son corps !

7h45 : J’attaque mon petit-déjeuner devant TFou, avec ma petite blonde sur les genoux. Bouffée de bonheur. Sentir ses cheveux. Parler du Corcovado (son obsession du moment…). Des Je t’aime. Des bisous…

7h50 : J’ouvre le premier livre qui me tombe sous la main pour lire quelques lignes. Ce matin, c’est un vieux magazine Flow qui traîne dans ma petite corbeille au pied du canapé. Je lis un article sur les podcasts que je n’avais pas pris le temps de lire. Et je me dis qu’il faut absolument que je prenne le temps d’écouter un de mes podcasts préférés ce matin (La Poudre, Bouffons ! Génération XX, l’émission Popopop avec Antoine de Caunes…). Pour une fois, je n’ai pas de déplacement prévu, ni de reportage. Ce matin, c’est temps de rédaction et d’organisation.

8h00 : J’ouvre mon carnet de bord où j’ai pris l’habitude d’écrire mes humeurs, mes inspirations du moment. Faire le point : essentiel le matin pour attaquer une bonne journée.

8h10 : J’habille mon fils en le convainquant que l’école c’est cool. Que si, si, il faut y aller ce matin, même s’il préférerait construire un pont en Lego. Que les vacances sont bientôt. Que demain c’est mercredi et qu’on ferait plein de trucs cool tous les deux.

Prendre du temps pour soi

8h35 : Mon fils est à l’école. Je prends 7 minutes pour méditer avec l’application 7Mind. Le thème du jour : Un grand rêve. Visualiser un grand rêve. J’ai le mien qui ne me lache pas, nuit et jour. Alors c’est plutôt facile. Mais cela fait du bien de prendre le temps à 100% pour travailler sur sa visualisation. J’imagine la réalisation de tous mes projets parallèles. Et, cela vaut tous les mots d’encouragement ! Etre sa propre source d’encouragement, ça n’a pas de prix. Mais ça se muscle, ça se travaille. Tous les jours. Même les jours un peu relou, sombres et chiants.

9h00 : Je lance le podcast de Nouvelle école, avec Marion Séclin. Hyper inspirant. Qui parle notamment de ce syndrome de l’imposteur qui résonne en moi de manière douloureuse. Quel pied d’entendre que l’on n’est pas seule dans sa galère ! Indispensable pour un freelance. Rester ouvert.

9h05 : Je me mets face à mon ordinateur. Je range les feutres et les crayons que mon fils m’a emprunté hier soir pour faire ses oeuvres. Et je prends conscience de cette chance. Travailler chez soi. Dans un cocon sur-mesure. A écouter un podcast sur son enceinte Bose sans faire chier des gens extérieurs, sans être jugée par son voisin de bureau.

9h07 : Je jette un oeil à ma to do-list que j’ai pris soin de rédiger la veille. Caler un reportage, apporter quelques touches supplémentaires pour un texte en cours de rédaction, écrire l’interview d’hier, décaler un RDV pour cause de RDV supplémentaire calé hier juste avant, et vu que je ne peux pas encore me téléporter en claquant des doigts, je dois décaler d’une demi-heure. Passer deux coups de fil. Et prendre le temps d’aller faire une heure de sport avant l’aller chercher mon fils à l’école.

9h10 : Je prends le temps, le luxe, de venir coucher quelques mots sur mon blog. Parler ce de quotidien de freelance. Dire cette chance que j’ai de faire le métier que je veux, de nourrir mes rêves tous les jours grâce à quelques réflexes (visualisation, lectures inspirantes, podcasts enivrants, travail acharné, méditation, et surtout, écriture).

Travailler en chaussettes

Même si mon morning miracle n’est pas parfait, que je ne lève pas à 6 heures du matin, que je ne pars pas courir à jeun. Que je traîne encore au lit, et que j’aime ça. Que je ne suis pas une mère parfaite. Que oui, on déjeune devant la télé (Bouuuuuuuuh !), que non ce soir je ne vais pas préparer un boeuf bourguignon, un cake au chocolat et faire des carottes râpées en entrée, que cela risque de se résumer à un saucisson-purée (maison) pour mon fils (plat préféré de toute la Terre pour lui), et à une soupe (maison quand même) ou à un énième curry de légumes avec du riz pour moi. Ce matin, j’avais envie de raconter ce qu’était réellement une matinée de maman freelance. En vrai. Sans filtre (je vous épargne quand même ma gueule, hein…)

La suite de la matinée : Prendre ma to do-list point par point. Si je n’arrive pas à tout faire avant 16 heures, ce n’est pas grave. Je ne m’autoflagellerais pas (j’essaie d’arrêter cette pratique sadique et la plus contre-productive qui existe). Vers 10h30, je prendrais le temps de boire un café. Et vers midi, j’attaquerais à me faire à manger (non, je ne céderais pas à la tentation de Deliveroo ou Uber Eats ! J’économise…). Une matinée normale, en chaussettes, pas forcément maquillée, avec une bougie allumée, et un travail chargé (je garde Netflix précieusement pour mes pauses déjeuners à la maison quand je ne sors pas au resto avec un pote).

Et cette sensation d’être libre. C’est l’ADN du freelance, non ?

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