Récit d’inspiration – Partie 1

Comment trouver l’inspiration ? Qui ne s’est jamais posé cette question ? J’entame aujourd’hui une nouvelle rubrique : Nourrir son inspiration. Une rubrique comme un carnet de bord sur le comment je nourris mon inspiration, comment je la vis, comment je l’adapte. Pour qui sait un jour, construire quelque chose d’unique, modeler un de mes rêves, et à mon tour, inspirer les autres.

Ce matin, mes yeux se sont ouverts sur une nouvelle journée. Je me suis rappelée encore une fois qu’un réveil permet d’ouvrir de nouvelles idées, de nouvelles actions, de jouer ce rôle qu’on rêve d’endosser. D’être la fameuse « meilleure version de soi-même ». J’ai posé mes pieds sur le plancher rassurant. Le bois, cette matière naturelle, rassurante, chaleureuse pour moi la petite frileuse. J’ai embrassé mon fils sur le front, filé dans ma cuisine préparer mon thé vert, installer mes tartines, déroulé mon tapis de yoga. Une salutation au soleil, quelques mouvements pour souffler à mon corps qu’il est bien l’heure de rallumer les sens. Le souffle, la respiration, qu’on oublie parfois de remettre au centre de tout. La vie quoi.

Prendre du temps pour soi

Lire quelques lignes d’un livre de Tal Ben-Sahar, professionnel du bonheur, écrire sur un carnet mes pensées, mes enseignements du jour retenus de ce temps de lecture. Et la journée démarrait sur de bonnes bases. Cet indispensable besoin de créer, de m’inspirer rythme mes journées, mes songes de nuit avant de m’endormir, tout en prenant conscience de ce besoin de se faire confiance. L’indispensable confiance.

Aujourd’hui, je n’ai pas de reportage sur le terrain. Aujourd’hui c’est mercredi, le jour des enfants, je n’ai qu’une matinée pour être productive. Dehors, ce soleil manquant depuis des semaines s’est levé et brille, enveloppe mon appartement de lumière bienveillante. Le bleu azur pose une trame de joie dans le cadre de mes fenêtres.

Savoir écouter et écouter pour savoir

Trois heures de travail devant moi s’affichent et je ne sais pas encore comment les optimiser. J’aurais pu choisir de m’installer à mon bureau, ouvrir mon agenda, mes mails et reprendre le fil d’une journée classique. Je choisis plutôt de m’installer sur mon canap’ en posant sur le papier virtuel de mon ordinateur les mots de mon reportage de la veille. Une musique de fond ? Du silence ? Je choisis de lancer le podcast de Nouvelle école. Le fondateur du site Madmoizelle.com partage pendant 1h42 sa vie d’entrepreneur à contre-courant. Cet homme qui a choisi de créer un pure-player dédié aux femmes.

Je laisse glisser mes doigts sur le clavier tout en écoutant ses dires, en prenant conscience de la volonté d’Antonin, l’animateur du podcast, de vouloir dépasser les limites d’une interview classique qui se transforme en réelle discussion de fond. La forme, finalement, importe peu. L’intérêt est d’aller chercher la substance qui fait avancer la personne interviewée. Saisir le pourquoi, cerner le comment. La base du journalisme percutée par la fraîcheur d’un mec qui bouscule les codes par sa curiosité et son authenticité. Peu importe les blancs, les questions parfois décousues, le tutoiement, la sortie du cadre classique.

J’en ressors chargée d’envie de mieux faire, de m’améliorer, d’aller au bout des mes idées, de mes projets actuels, de mes rêves.

« Aujourd’hui l’inspiration reste au stade de nourriture, mais je sais que cette même inspiration ressortira tôt ou tard sous forme de créativité »

Ce matin, je me suis levée, j’ai regardé en face mon désir de nourrir mon inspiration, sans mettre de côté mon devoir de travailler. J’ai fait les deux. Sans regret, sans me calquer sur un modèle, en embrassant pleinement mon statut de freelance, de liberté. Ecouter en produisant, produire en écoutant. Et en m’écoutant.

L’inspiration comme une nourriture

Aujourd’hui l’inspiration reste au stade de nourriture, mais je sais que cette même inspiration ressortira tôt ou tard sous forme de créativité. Que les mots entendus durant ces podcasts, que les mots lus dans mes livres formeront quelque chose. Du contenu sur le blog, des lignes directrices d’un roman, des pistes de réflexion, un déclic dans un projet. Parfois, on ne sait pas qu’on est en train de construire quelque chose. Et pourtant, un jour, la première pierre, le premier acte se joue comme une partition connue par cœur.

« Si je fais un tout petit peu, cela fera peut-être beaucoup au final si je maintiens le cap »

Je ne sais pas vous, mais je dois toujours lutter contre mon impatience, cette envie d’avoir ce que je veux tout de suite. Pourquoi attendre ? Alors je relativise, je pense à autre chose, je me rappelle qu’il faut vivre dans l’instant présent. Que même si je fais un tout petit peu, cela fera peut-être beaucoup au final si je maintiens le cap.

Pour l’instant, je l’avoue, je navigue à vue. J’essaie de laisser mes désillusions sur le côté, comme des îles lointaines déjà habitées qui ne sont pas faites pour moi. Je ne sais pas vraiment où je vais, c’est abstrait. Mais c’est coloré, c’est cool. Mais impalpable. Je ne sais où je vais, mais j’avance. Je mène ma barque avec les éléments de ma vie actuelle qui ne sera pas forcément la même dans six mois, un an, deux ans, dix ans. En réalité je ne veux pas qu’elle soit la même.

Ecrire son histoire

Je veux du changement, je veux écrire mon histoire comme je l’entends, ne pas me calquer sur les chemins des autres ou sur les traces que la société ancre comme un sillon pour chacun. Je veux me nourrir de ces inspirations que je prends plaisir à manœuvrer dans mon quotidien, je les accueille, je les regarde en face, même si pour l’instant je me sens incapable de répondre, d’ouvrir la bouche pour raconter moi aussi pourquoi j’aurais des choses à apprendre aux autres, des pistes à souffler pour aider les autres, inspirer à mon tour des filles dans le flou artistique comme le mien.

Alors j’écris. Des romans, des poèmes, je glisse des idées de livres, j’imagine des films à réaliser, une vie à tisser sur-mesure. Avec cette certitude : je dois encore et encore nourrir mon inspiration qui alimente mon intuition. Cette chose étrange qui un beau jour me chuchotera la voie à suivre.

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