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Confinement : 5 tips pour booster sa créativité

Le confinement à la maison, c’est l’occasion rêvée pour réveiller sa fibre créative et donner une chance aux projets endormis, ceux qu’on avait remis à plus tard, « quand on aura le temps ». Même si le télétravail rythme toujours nos semaines, sans oublier l’école à la maison pour les parents. Nos sorties étant drastiquement réduites, nous passons plus de temps en tête-à-tête avec nous-mêmes. Alors c’est le moment de devenir productif et créer. Mais être productif à la maison, sans sortir, sans un cadre de travail, cela peut être difficile. Je vous livre ici les 5 leviers que j’utilise pour être productive, booster ma créativité et travailler sur mes projets à la maison. Cinq habitudes qui permettent d’être plus tranquille avec cette notion de productivité.

1 – Ne pas culpabiliser

Si vous êtes comme moi, vous passez (trop) du temps sur Instagram, et il semblerait qu’une véritable course à la productivité s’est enclenchée chez pas mal de monde pour faire naître mille et un projets. Des programmes pour devenir une meilleure version de soi, du coaching, une nouvelle vie, des vidéos de yoga ou de méditation… Très vite, on peut se sentir nulle face à cela, comme si nous étions incapables de produire pendant que les autres le font si facilement. Derrière cette impression, il me semble qu’il ne faut pas oublier trois choses :

 – La réalité sur Instragram n’est pas réelle –

La première est que la réalité sur Instagram n’est pas la réalité propre. Les gens racontent et laissent transparaître ce qu’ils veulent. Il y a des chances pour que eux aussi passent leurs soirées et peut-être leur matinée ou leur après-midi, ou toute leur temps, affalés sur le canapé à se faire un marathon de Breaking Bad en mangeant des chips.

– La productivité peut être un piège –

La deuxième est que la productivité peut être un piège. A se maintenir une pression constante sur nos épaules, en se disant « qu’on ne fait pas assez », on est dans la pure contre-productivité. Mieux vaut assumer ne pas produire que de culpabiliser. Pour le coup, c’est beaucoup plus productif ! Car cela évite les pensées polluantes, la pression et le manque d’inspiration qui en découle.

– Confinement = ralentir –

A courir après la productivité, on vit ce confinement à contre-courant, contre le flow que nous souffle cette crise et notre planète entière : il faut RALENTIR. Alors si vous n’êtes pas productifs et que vous n’avez pas encore écrit une ligne de ce roman que vous voulez lancer, pas de panique. On respire, on se fait plaisir comme on peut, on fait autre chose, et on laisse le temps à notre cerveau de faire le boulot. Vous verrez, l’inspiration vient quand on lui laisse l’espace et le temps pour s’exprimer. Alors s’il faut en passer par un marathon de Breaking Bad ou la lecture de quatre bouquins, ce n’est pas grave.

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2 – Identifier ce que l’on veut vraiment

Le problème parfois n’est pas la productivité en elle-même, mais bien la manière d’appréhender la productivité. La première chose à faire si on veut être productif en temps de confinement, c’est d’établir clairement notre projet et prioriser les actions.

Il faut prendre les choses dans l’ordre.

Pour ma part, j’ai tout de suite vu cette période de confinement comme une sublime opportunité pour donner vie à tous mes projets. Pour respirer, souffler et penser à moi. Mais comme beaucoup, j’ai d’abord culpabilisé de ne « rien » faire (si on enlève l’école à la maison, s’occuper de ma famille et de ma maison et régler les derniers dossiers en cours de mon activité de journaliste Freelance avant le gel des parutions de certains magazines)

J’ai fait ce qui me paraît être la chose la plus simple et la plus organisée possible : j’ai fait par ordre de priorités.

  • Me mettre à jour et faire table rase des dossiers en cours
  • Me former gratuitement à une compétence que je souhaitais approfondir pour répondre à une demande client immédiate (en temps normal, j’aurais fait la mission en me reposant sur mes acquis)
  • Commencer par le projet le plus ancien et terminer sa création avant d’entamer de nouveaux projets.

3 – Saisir le temps

Les journées passent à la vitesse de la lumière parfois. C’est déjà l’heure de l’apéro et on n’a pas eu une minute pour s’asseoir et travailler sur nos fameux projets. Là encore, la culpabilité ne doit pas s’inviter, d’autant que la situation actuelle est suffisamment stressante, inutile de nous infliger du stress supplémentaire.

Au fur et à mesure, il faut savoir identifier ces temps où on peut faire autre chose et se mettre sur notre projet. La demi-heure passée sur Facebook ou Instagram à scroller dans le vide ? Pas obligatoire. Il suffit de l’identifier et s’installer un rappel personnel à l’intérieur de notre cerveau (ou sur un post-it posé sur le frigo) pour dire : troc d’Insta contre super-projet.
Ensuite, le soir, plutôt que de passer toute notre soirée devant des séries (encore), on peut aussi choisir de travailler sur nos projets.

Personnellement, je mets à profit le temps que j’aurais passé sur Instagram pour ouvrir l’application Duolingo et travailler mon espagnol. Et le soir, avant de nous lancer dans la saison 6 de House of cards ou un film, je prends toujours le temps d’écrire. Ensuite, durant la journée, plutôt que de scroller mon écran pour rien, je me mets sur mes projets.

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4 – Éviter les pensées polluantes

Le pire ennemi de la productivité et de l’optimisation de son précieux temps, c’est la distraction. Quand on parle de distraction, souvent, on pense à la télévision, au bruit de la rue, au bruit des enfants, au téléphone portable. Mais en réalité, les pires distractions se trouvent dans notre tête, avec ce dialogue permanent pas toujours fructueux, ses pensées négatives et/ou polluantes qui nous hantent sans qu’on s’en aperçoive. Même quand on ne les identifie pas en pleine conscience, elles sont là, comme des sous-marins qui polluent tout le reste.

Avec la méditation

Pour éviter les pensées polluantes qui m’ont longtemps, très longtemps handicapé et empêché de faire des millions de choses (du type, « tu n’es pas assez bien » ou « tu n’y arriveras jamais », ou « tu n’as pas les capacités »), la méditation a été une vraie révélation. La méditation permet de regarder en face nos pensées et de choisir de ne pas les suivre, de les laisser de côté en se concentrant sur soi et sa respiration, pour faire très très simple.

Pour méditer, j’utilise l’application Insight Timer. J’en profite pour sélectionner des méditations en anglais ou en espagnol pour pratiquer et améliorer ma compréhension des langues que je souhaite maîtriser.

Avec le yoga

Me concentrer chaque jour sur ma pratique du yoga m’a aussi permis de muscler ma capacité à laisser les pensées polluantes de côté. Ce rendez-vous quotidien avec moi-même me permet de me concentrer sur mon corps et mon esprit, intimement lié en réalité. Trouver le confort dans l’inconfort de certaines positions – asanas-, permet aussi de calmer le mental qui se déchaîne, avec cette fameuse petite voix qui te souffle « tu n’y arriveras pas » ou « tu ne tiendras pas une respiration de plus en équilibre sur une jambe ».

Pour mes séances de yoga, je suis les vidéos de Yoga with Adriene, Allie the journey junkie, Boho Beautiful ou Yoga with Kassandra. Toutes en anglais car cela me permet d’optimiser : je pratique une langue et je fais du yoga. Bienfaits multipliés par deux.

Avec le journaling

J’ai pris l’habitude de pratiquer le journaling chaque matin (ou presque) pour évacuer ce que j’ai dans la tête. C’est-à-dire que j’écris ce qui me passe par la tête. Si aujourd’hui l’essentiel de mes mots retranscrivent mes espoirs, mes rêves et mes gratitudes, pendant longtemps, ces mots couchés sur le papier me permettaient de sortir mes poubelles mentales. Et ça fait un bien fou de les matérialiser sur du papier, de les regarder en face et d’essayer de les déconstruire. Car les pensées sont avant tout des fabrications de notre cerveau. On peut réellement choisir de produire des pensées négatives ou positives, à force de s’exercer.

5 – Laisser la place au feeling

La productivité à la maison ce n’est pas comme allumer une machine. La productivité à la maison, c’est avant tout laisser de l’espace et du temps pour notre inspiration. L’inspiration se nourrit du feeling, de tout ce que l’on ressent. Alimenter ma créativité et mon inspiration a longtemps été une obsession ; je ne comprenais pas pourquoi je subissais de véritables pannes de ce fameux flow créatif qui me permet d’écrire avec mon style.

J’ai passé des mois entiers sans ce fameux flow, qui ressortait parfois sans prévenir mais qui n’était pas assez présent à mon goût. En réalité, j’étais au bord du burn out, à courir partout, à avoir 1000 projets sur le feu, à subir la pression des deadlines multiples, à tout le temps être en quête de nouvelles idées à proposer à mes différents magazines pour espérer ramener assez d’argent et réussir à payer mon loyer, mes factures, l’école de mon fils, notre nourriture et mon essence (certains clients de me remboursent pas les frais kilométriques pour mes reportages) La pression constante avait anéanti mon feeling qui était au plus bas.

Depuis que j’ai pris le temps de ralentir et de penser à moi, bien avant le confinement, à dire non aux projets que je ne sentais pas ou que je ne pouvais pas suivre sereinement, j’ai récupéré du confort de travail, dans ma vie et dans mon inspiration.

Pour laisser la place au feeling, il faut donc du temps, et ne pas se torturer face à une page blanche. Ça ne sert à rien.

Pas d’inspiration ?
Soignez votre feeling avec autre chose :

Des discussions inspirantes avec vos proches sur des sujets de la vie.

Dessiner. Même si vous ne savez pas, faites comme moi, chopez un visuel sur Pinterest, prenez une feuille blanche, un crayon de papier et une gomme et essayez !

Cuisiner. Et régalez tout le monde, ou juste vous, c’est déjà pas mal.

Ecouter de la musique sans rien faire d’autre que d’avoir votre carnet sous la main ou votre ordinateur. La musique est une grande source d’inspiration pour moi, un vrai booster que j’utilise depuis maintenant 7 ans dans ma vie de freelance.

Faire du sport. Faire bouger son corps et se changer les idées. Vous restez productif pour quelque chose d’utile !

Ranger. Ranger son intérieur permet aussi de faire de l’espace pour les pensées et les énergies nouvelles. Alors jouer les Marie Kondo peut faire émerger pas mal d’idées.

Lire. Rien de mieux pour s’inspirer et s’évader, surtout en période de confinement. Je t’invite à lire mon premier roman en format ebook, Histoire d’ex, sorti fin mars sur Amazon. A télécharger ici. Il vous suffit ensuite de télécharger l’application gratuite KINDLE pour le lire.

En laissant de la place au feeling, vous verrez, vos idées viendront de manière plus fluide. Et ce confinement rimera avec créativité. C’est tout ce que je vous souhaite en écrivant ces lignes.

5 tips pour être plus productif en confinement

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