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Comment j’ai écrit mon premier roman

Le confinement, cela permet de faire le ménage chez nous, en nous. Faire le ménage dans nos intérieurs mais aussi dans nos fors intérieurs. Avant de me lancer dans l’écriture de mes projets, tout en continuant à travailler car j’ai la chance d’être plutôt épargnée par cette crise pour l’instant, j’ai donc fait ce fameux ménage de printemps. Et j’ai retrouvé ce roman dans mes dossiers presque oubliés. Oublié mais pas enterré. Alors je l’ai relu, je l’ai déposé pour le protéger, je l’ai mis en forme pour en faire un ebook, et je l’ai lancé à disposition de tout le monde sur Amazon Kindle en format ebook. De l’autoédition, pour donner une chance à ces mots écrits il y a six ans.

J’ai écrit ce roman « de filles », une comédie romantique, lorsque j’avais le temps, à mes débuts de freelance et de maman. Mon temps libre, je l’utilisais pour créer une histoire. Je m’évadais avec mes personnages chaque soir et chaque sieste de mon fils. Je voulais écrire pour les filles un livre à lire sur la plage, en sentant la crème solaire sous un parasol. Un livre qui parlerait à toutes les filles, un livre dédié à ces histoires d’ex qu’on se raconte toutes. Non ?

Journaliste et écrivaine : mes rêves d’enfant

Etre écrivaine, publier des livres, inspirer les gens par mes mots, tel était mon rêve… Le journalisme s’est imposé à moi très tôt, quand j’avais une dizaine d’années et que je passais du temps au retour de mes concours d’équitation à écrire des reportages et des compte-rendus. Je voulais déjà partager ce que je ressentais. Cette notion de « terrain », d’expliquer par les mots ce qu’il se passe, être le témoin de quelque chose et le retranscrire à l’écrit, c’est ce qui m’a animé très tôt. Alors j’ai orienté mon parcours scolaire et le début de ma carrière professionnelle dans ce sens. Etre journaliste, puiser l’émotion dans les mots, écrire. Tous les jours. J’ai réalisé ce rêve d’enfant en me donnant l’opportunité d’exercer ce beau métier, pourtant si décrié de nos jours.

Je savais que je serais capable de devenir journaliste, car j’en connaissais autour de moi quand j’étais petite.Ces personnes munis d’un calepin, d’un crayon et d’un appareil photo me fascinaient, avec leurs yeux et leurs oreilles toujours à l’affût. J’étais bonne en français, que je me passionnais pour l’histoire et la géographie, j’étais naturellement curieuse, bien que très très très réservée, j’avais cette volonté de faire partie de ces garants de l’information du peuple et de la liberté qui en découle. J’ai toujours vu ce métier comme un symbole de liberté.

En revanche, mon rêve d’écrivaine faisait partie de ces volontés inavouées, presque secrètes, complètement grotesques. Et surtout, cela me semblait simplement impossible. Pour moi, réussir en tant qu’écrivain, c’était comme gagner à la loterie : probabilité plus que faible. Et surtout, autour de moi, les quelques écrivains que je voyais ne vendaient pas des best-sellers, vivaient un peu comme des marginaux, ou étaient de retraités passionnés d’écriture. Je n’arrivais pas à me projeter dans une carrière d’écrivaine, car cela me semblait impossible de réussir.

Les années ont passé, je suis devenue journaliste, maman, freelance… Et j’ai regardé à nouveau ce rêve droit dans les yeux. Et si j’écrivais mon premier roman ? Championne pour imaginer des histoires dans ma tête, j’avais envie de faire marché ma créativité à plein régime en m’amusant avec les mots. Sans témoignages, sans reportages, sans interviews, sans informations émanant de sources sûres. Juste mon cerveau qui tourne et fabrique une histoire.

Comment j’ai écrit mon roman

J’ai toujours aimé les histoires de filles. Autant dans la vraie vie que sur mon écran de télévision ou dans les livres. Ces discussions sur nos copains, nos ex, ces films d’héroïnes des temps modernes, comme Bridget Jones, ces séries comme Sex and the City ou Desperate Housewives, ces livres comme Le Diable s’habille en Prada… Alors pour créer mon premier roman, je me suis plongée dans ces univers féminins. Et clairement, s’il y a bien un sujet inépuisable pour nous les filles, ce sont bien nos ex-copains. On a toujours quelque chose à dire sur nos ex, des choses à raconter, à partager pour conseiller, alerter ou simplement se marrer. Les ex se sont ainsi naturellement imposés comme thème central de mon livre.

Mon roman Histoire d’ex était né.

J’ai écrit durant des mois, en pointillés. J’ai relu, relu et relu, changé la fin, adapté la fin. Je l’ai imprimé pour le faire lire à ma mère et à ma meilleure amie qui l’ont adoré. Je l’ai même envoyé à 4 maisons d’édition, les plus grosses. Mon manuscrit est passé dans les mains du comité de lecture, et c’est déjà pas mal, mais il n’a pas été retenu. Je recevais 3 mois plus tard une lettre de refus poli, avec les encouragements du public. Et vu que je n’aime pas perdre (la compétitrice que je suis aime gagner), j’ai laissé tomber. Jusqu’à aujourd’hui. Le confinement m’aura permis de rouvrir ce chapitre de ma vie. Celui d’une écrivaine que je souhaite laisser s’épanouir dans les années à venir. 

Au moment où j’écris ces lignes, mon premier roman est donc disponible ici. Et sur la feuille blanche qui repose à gauche de mon ordinateur, sont griffonnées les idées de mon deuxième roman que je souhaite écrire. Car écrire, c’est tout ce que je peux faire dans cette période de crise. C’est ma mission, ma pierre à l’édifice. Des mots pour construire des pensées et des images. Des mots comme des briques qui s’imbriquent pour donner quelque chose de beau. Je l’espère. Des mots pour donner une chance à ce rêve fou d’être écrivaine, d’en vivre et de faire vivre de jolis moments à ceux qui voudront bien me lire. 

Mon désir. Mon plaisir. Mon avenir.

Ecrire.

Et vivre.

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